origine du GREM

 


Préambule :

C’était en septembre 1988 qu’un groupe d’enseignantes et d'enseignants libanais, ayant suivi un stage de mathématiques à l’ I R E M de Poitiers, eurent l’idée de former le GREM

à l’instar des « I R E M » de France. Le groupe avait trouvé beaucoup d’intérêts à se réunir et échanger les points de vue, parler de méthodes, être au courant des nouveautés …

Mais les événements  au  Liban  ont dû empêcher  le  bon déroulement du projet ; il y eut quelques réunions espacées et plutôt modestes !


Naissance du GREM :

Il fallait donc attendre jusqu’en 1992 pour voir la vraie naissance officielle du GREM au Liban sous l’égide de l’ A E F E  et  la supervision de coordonnateurs de France. C'est Monsieur Remy JOST, aujourd'hui Inspecteur Général de l'Education Nationale qui a permis la création du GREM.

Depuis, quatre coordonnateurs se sont succédés : M . Patrick Crottereau ,  M. Michel Lacage, Mme Catherine Lagier et M. Jean-Damien Jourdan.

 


Emile Rami

 

Ci-dessous le GREM décrit par Monsieur Rémy Jost, Inspecteur Général de l'Education Nationale, groupe des Mathématiques:


Le Groupe de Réflexion sur l’Enseignement des Mathématiques (GREM)

 

Le GREM s'est constitué en 1992 après un stage de formation organisé par la Mission Laïque Française et animé par un IA-IPR de mathématiques.

En 1996 il a été agréé par le Conseiller Culturel et reconnu par l'ensemble des établissements conventionnés et homologués du Liban qui y font participer leurs professeurs de mathématiques. Il se réunissait au Grand Lycée franco-libanais où le secrétariat était point d'appui logistique.

Depuis 1999 un local a été mis à sa disposition au Centre culturel et depuis 2001 le secrétariat est pris en charge par le centre de formation de l'AEFE établi actuellement au Collège protestant.

Le GREM a donné l'idée à d'autres disciplines d'en faire autant  et c'est ainsi que depuis 1998 il existe des groupes équivalents en Histoire-Géographie, en Lettres, en Philosophie…

Actuellement près de 20 établissements sont représentés au GREM soit près de 50 professeurs qui viennent régulièrement aux réunions de travail, mais le public touché par les actions du GREM est bien plus large selon les thèmes abordés lors des réunions.

Le GREM est piloté par un professeur de mathématiques "ex-patrié" recruté sur profil. En accord avec le conseiller culturel, une fois par an, un IA-IPR de mathématiques de l'académie d'Aix-Marseille vient évaluer les actions annuelles et supervise le programme d'action de l'année à venir.

 

La variété des actions du GREM:
  • travail bi-mensuel de groupes de travail thématiques (actuellement sept thèmes du collège au lycée) et réunion plénière mensuelle ;
  • production de documents pédagogiques et didactiques diffusés (25 à ce jour) ;
  • mise au point de modules de stage de formation ;
  • information des professeurs de mathématiques (réunions décentralisées) ;
  • formation des professeurs de mathématiques des établissements homologués et conventionnés (à ce jour 13 stages décentralisés, conseils pédagogiques de professeurs débutants ou en difficulté)…) ;
  • animation de réunions culturelles scientifiques (vidéo-conférences tout public, …) ;
  • collaboration avec le Ministère Libanais de l'Éducation Nationale pour la rédaction de manuels scolaires, des stages de formation… ;
  • animation d'un site Internet depuis septembre 2001.

 

 

Les effets des actions du GREM dans les établissements et dans les classes

travail d'équipe dans les établissements

  • des progressions communes annuelles sont adoptées dans la plupart des niveaux ;
  • concertation accrue au sein de chaque établissement ;
  • des devoirs communs sont organisés au moins une fois par trimestre.

appropriation des thèmes pédagogiques et des documents de travail

  • les enseignants font utiliser les calculatrices de façon plus systématique par les élèves en classe, certains utilisent d’autres TICE (rétroprojecteur, logiciels de géométrie…) ;
  • ils s'appuient sur les documents du GREM pour préparer leur cours et TP ;
  • ils sont informés des nouveaux programmes et initiés aux nouvelles pratiques pédagogiques (TPE,…)

pédagogie plus active en classe

  • le travail en équipe d'élèves est plus fréquent ;
  • l'enseignement magistral tend à diminuer, même s’il est encore prégnant ;
  • les élèves sont davantage associés à leurs apprentissages, mais il faut poursuivre et généraliser les actions.

évaluation des élèves plus constructive

  • les professeurs annotent de plus en plus les copies corrigées en termes d'aide, de progrès à réaliser, de corrections d'erreurs ;
  • en collège les cahiers d'élèves sont ramassés plus systématiquement.

francophonie

les débats en classe, les reformulations, les bilans partiels sont pratiqués de façon plus systématique pour favoriser les productions orales des élèves en classe en langue française.

formation

les besoins en formation sont explicités de façon plus précise en équipe pédagogique par les enseignants.

 

 

Fait à Paris le 16 septembre 2003

Rémy Jost

Inspecteur général de l'éducation nationale

Groupe des mathématiques

remy.jost@education.gouv.fr