La Semaine des LFM au Grand Lycée Franco-Libanais

Mercredi, novembre 27, 2019 - 11:45am

Des projets de la maternelle à la terminale pour porter les valeurs du réseau AEFE

 

La troisième édition de la Semaine des lycées français du monde est lancée ! Du 18 au 22 novembre 2019, un bouquet d’événements et d’activités éducatives est proposé dans la plupart des établissements du réseau AEFE. Le GLFL n’est pas en reste : de la maternelle au lycée, des projets interdisciplinaires, inter-cycles ou inter-degrés se concrétisent pour mettre en valeur la créativité et le travail des élèves.

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La première édition de la semaine des lycées français du monde s’est ouverte, en 2017, au Salon du livre francophone de Beyrouth et s’est clôturée avec le Salon européen de l’éducation à Paris. Elle revenait sur des thématiques importantes de l’enseignement français, en France comme à l’étranger, telles que les arts et la culture, l’école maternelle et ses spécificités, les valeurs et pratique sportives, la philosophie et l’éducation à la citoyenneté ou encore l’éducation à l’orientation. « L’enseignement français à l’étranger est assez peu connu, même en France, remarque Sandra Pardo, proviseure adjointe lycée et responsable du projet au GLFL. Le fait de désigner une semaine durant laquelle les établissements concentrent certains événements autour d’un même thème fédérateur permet d’accroître leur visibilité sur leurs réseaux sociaux et ceux de l’AEFE ainsi que sur certains médias traditionnels ». Le deuxième opus de cet événement multiforme, en 2018, a eu comme fil rouge le plurilinguisme et la pluralité culturelle. « Au Liban, la fête tombe au moment de la fête de l’indépendance. C’était donc une double occasion de mettre en avant l’enseignement des langues et le brassage des différentes cultures au Grand Lycée », affirme la proviseure. Cette année, le thème ‘De la maternelle au baccalauréat, l’enseignement français pour réussir’ permet à chaque zone et établissement du réseau de choisir les atouts de l’enseignement français à mettre prioritairement en relief pour mieux se faire connaître. Afin de rappeler que la particularité des établissements français à l’étranger est qu’ils accompagnent des élèves de la petite section la terminale, « Madame Lasserre, la directrice des cycles 1 et 2, organise une Journée portes ouvertes quand, de notre côté, nous organisons le forum des études pour les élèves de terminale dans l’établissement. Nous souhaitons rappeler ainsi que nous sommes là pour accueillir les élèves dès la maternelle et les accompagner jusqu’à la sortie », explique Sandra Pardo. A cette occasion, des professeurs ont également mis en place des projets interdisciplinaires et inter-cycles pour créer du lien entre élèves de primaire, collège et lycée.

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Développer des projets entre différents niveaux

« Cela fait 25 ans que je mène des projets avec mes élèves, et cela les motive toujours énormément », se réjouit Marguerite El Hage, professeure d’Arabe au GLFL. Elle prépare depuis la rentrée, avec deux classes de 4e, des entretiens que ses élèves vont devoir mener en arabe auprès d’autres élèves de seconde et de première faisant partie de l’équipe de la web-radio de l’établissement. Quelles qualités et compétences faut-il pour être un bon reporter ? Comment choisir un angle ? Quel est le rôle de chaque individu à la caméra, au micro, sur le plateau ? Les élèves réfléchissent en cours et à travers des jeux de rôles à la manière de formuler correctement les questions en arabe dans le jargon du métier. « Cette activité est l’occasion de découvrir le vocabulaire des médias et des termes techniques, explique la professeure. Cela les forme aussi à savoir poser des questions lors d’un entretien, utiliser un lexique soutenu et des phrases interrogatives correctement construites en arabe. C’est enfin un moyen de renforcer l’arabe littéraire qui est l’arabe des médias et du travail partout dans le monde ». Au collège, les élèves travaillent l’oral en cours autour de textes et d’œuvres du programme. Il leur arrive aussi de s’entretenir avec des journalistes, des acteurs, des auteurs dans l’établissement et lors d’événements culturels comme c’était le cas avec Rania Zbib Daher, auteure de contes pour la jeunesse, et avec Fatima Sharafeddine, venue parler de son roman Faten et du thème du travail des mineurs l’année dernière. Mais pourvoir interroger leurs pairs au sujet d’une activité du GLFL touche davantage encore les élèves car ils se sentent concernés, selon Marguerite El Hage : « c’est l’occasion de faire communiquer et travailler ensemble des collégiens et des lycéens autour d’une activité de l’établissement, et donc de créer un lien durable entre eux mais aussi avec leur école ».

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Un autre projet inter-degrés cette fois, ne fait pas intervenir des élèves de deux niveaux différents mais les mêmes élèves durant deux années consécutives du Cm2 à la 6e, c’est le projet ‘Mythologie cellulaire’. « Ce projet a été mis en place par Christine Vandromme, directrice du cycle 3 au GLFL, dans le cadre de la liaison CM2-6e, afin qu’il y ait une continuation dans les apprentissages même si les élèves passent du primaire au secondaire », explique Marie-Lorraine Noël, professeure en Sciences de la vie et de la Terre au GLFL. L’année dernière, en CM2, les élèves se sont rendus au laboratoire avec leurs enseignantes d’anglais afin d’observer au microscope des coupes présélectionnées de cellules animales. « Ils ont pu prendre en photographie numérique des cellules de rétines, des coupes d’ovaire, des coupes de tissus osseux, en essayant de trouver un endroit qu’ils trouvaient particulièrement esthétique, tout en sachant que cela venait du corps humain, explique la professeure d’SVT. Pour beaucoup, c’était la première fois qu’ils utilisaient un microscope et ils ont adoré. Ils se sont émerveillés devant des cellules buccales colorées et étaient très amusés en découvrant des coupes de spermatozoïdes ! » se souvient la professeure. Puis, ils ont sélectionné des photographies qu’ils ont ensuite travaillées avec leur professeur d’Art plastique en 6e, ce qui va enfin inspirer un travail d’écriture dans les trois langues, française, anglaise, arabe. « L’objectif final est, qu’à partir d’un morceau de leur photographie microscopique, ils laissent aller leur imagination et transforment ces cellules en dieux, déesses ou monstres mythologiques puisqu’ils étudient ces personnages en cours de Français », continue Marie-Lorraine Noël. Les élèves rencontreront à cette occasion plusieurs intervenants venant de France dont l’artiste Adèle Tilouine et le scientifique Correntin Spriet.

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Créer du lien entre élèves et entre établissements

« Cette semaine est l’occasion de mettre en avant la richesse des établissements français à l’étranger et la créativité des élèves, conclut Marie-Lorraine Noël. Nous travaillons beaucoup en pluridisciplinarité et ces projets donnent du sens à nos disciplines. Lorsque les élèves font de de la recherche, ils font intervenir plusieurs compétences dans plusieurs domaines, à l’image des projets qu’ils mèneront plus tard dans la vie ». Que ce soit en mettant en valeur des projets travaillés sur plusieurs mois avec les élèves, ou en donnant un coup de projecteur sur une action spécifique qui bénéficie à tout le réseau, cette Semaine des lycées français du monde veut rassembler, fédérer et créer du lien entre les différents établissements de cette même famille. Pour Margueritte El Hage, c’est l’occasion de le rappeler aux élèves qui passent pour certains quinze ans dans la même école : « Je veux que les élèves sachent qu’ils font partie d’un réseau, d’un ensemble d’établissements qui se trouvent partout dans le monde et qui ressemblent au leur, et qu’ils soient fiers de cela », affirme-t-elle. « Tous ces projets permettent de faire prendre conscience aux élèves et au personnel qu’ils sont dans un réseau AEFE où d’autres établissements organisent en même temps d’autres événements liés aux mêmes thématiques, confirme Sandra Pardo. Cela développe ce sentiment d’appartenance à un réseau ». D’autres animations au sein des établissements du réseau scolaire mondial, une programmation audiovisuelle coordonnée et des publications sur les réseaux sociaux mettront ainsi en lumière le dynamisme, la qualité, la cohésion en même temps que la diversité des lycées français du monde.

Les travaux des élèves du GLFL seront visibles sur le portail de l’établissement et sur la carte de l’AEFE dans les jours à venir.